Changement Climatique

Notre climat est en train de changer. Au Nouveau-Brunswick, nous avons constaté une hausse des tempêtes violentes, des inondations, des incendies et des journées de grande chaleur. Les scientifiques affirment sans l’ombre d’un doute que les changements que nous observons présentement sont causés par les actions humaines. Notre utilisation de combustibles fossiles (p. ex. le pétrole et le gaz) et l’agriculture intensive ont provoqué une accumulation de « gaz à effet de serre » dans l’atmosphère. Normalement, la terre est chauffée par les rayons du soleil et certains de ces rayons sont réfléchis dans l’espace. Mais les gaz à effet de serre agissent comme une couverture qui laisse entrer les rayons du soleil et les emprisonne près de la terre, ce qui fait grimper la température.

Au Nouveau-Brunswick, les températures ont déjà augmenté de 1,5 °C¹ par rapport aux valeurs historiques, ce qui est semblable à la moyenne du reste du Canada, mais deux fois plus que la moyenne mondiale. Le changement climatique est considéré comme la plus grande menace de notre époque pour la santé publique, car il affecte la santé respiratoire et cardiovasculaire, le bien-être mental, l’incidence de cas de maladies à transmission vectorielle et les dommages causés par les événements météorologiques extrêmes.

Les sources de gaz à effet de serre (GES)

  • Exploitation pétrolière et gazière : À l’heure actuelle, l’industrie pétrolière et gazière est le plus grand émetteur de GES au Canada, avec 26 %². Ces émissions proviennent de la production de gaz naturel et de pétrole conventionnel, ainsi que des divers aspects du traitement des sables bitumineux.
     
  • Transport : Au Canada, le transport représente 25 %² des émissions totales de GES. Cela comprend l’utilisation de véhicules à base de combustibles fossiles, y compris les avions, les trains, les bateaux et les voitures, qui peuvent transporter des personnes ou des produits.
     
  • Agriculture : Dans les pratiques agricoles, les gaz à effet de serre sont émis par le bétail, l’ajout d’engrais, les pratiques d’irrigation, etc. Les émissions provenant de l’agriculture représentent 10 %² des émissions totales de GES au Canada.
     
  • Production d’énergie : L’utilisation de combustibles tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel pour la production d’énergie libère des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Cela se produit dans les grandes centrales électriques et dans les foyers qui utilisent ces mêmes combustibles pour le chauffage. Au Canada, la production d’électricité représente 9 %² des émissions nationales. C’est l’un des rares domaines où le Canada a réduit ses émissions au cours des 30 dernières années en éliminant progressivement le charbon et en introduisant des sources renouvelables telles que l’hydro-électricité, l’énergie éolienne et l’énergie solaire.

 

Le changement climatique et ses effets sur la santé au Nouveau-Brunswick

  • Qualité de l’air – Au fur et à mesure que le climat change, l’air que nous respirons devient plus humide et contient plus de particules qu’auparavant. Nous respirons désormais plus de particules provenant des incendies, des émissions de carburant et bien plus encore. Cela augmente notre risque de maladies cardiovasculaires, de maladies respiratoires, de cancer du poumon et de naissances prématurées.
     
  • Chaleur – On s’attend à ce que le nombre de jours de grande chaleur au Nouveau-Brunswick augmente considérablement au cours des prochaines décennies, avec 2 à 3 fois plus de jours de grande chaleur que par le passé dans toutes les régions. Ceci expose les habitants du Nouveau-Brunswick à un risque accru de coup de chaleur, d’épuisement par la chaleur, de déshydratation et de coups de soleil.
     
  • Maladies à transmission vectorielle – La hausse des températures au Nouveau-Brunswick signifie que les tiques à pattes noires ont étendu leur aire de distribution jusqu’à notre province. Ces tiques sont connues pour être porteuses de la maladie de Lyme qu’elles peuvent transmettre à l’homme lorsqu’elles se posent sur lui. En 2019, 35 cas de maladie de Lyme ont été confirmés3, et en 2016, il n’y a eu que huit cas confirmés4. Les changements de température peuvent également avoir une incidence sur l’aire de distribution des moustiques porteurs du virus du Nil occidental, comme cela a été détecté en 2018 chez plusieurs oiseaux à Saint John5.
     
  • Températures extrêmes – Le réchauffement climatique entraîne également une augmentation des précipitations. Comparativement à 2005, le Nouveau-Brunswick peut anticiper une hausse des précipitations de 6 à 7 %6. Le surplus de neige et de pluie augmentera la fréquence et la gravité des grandes inondations. Ce phénomène et d’autres phénomènes météorologiques extrêmes, comme les tempêtes de verglas et de vent, provoquent des coupures de courant et une contamination par les eaux de crue, exposant les populations, entre autres, à des risques d’hypothermie, d’épuisement dû à la chaleur, de perte de nourriture et d’infection.

Tous ces effets, et d’autres encore, ont une incidence sur notre bien-être mental. L’éco-anxiété est de plus en plus fréquente, surtout chez les jeunes. Parmi les autres effets sur la santé mentale, on note une augmentation de la dépression, des tensions dans les relations sociales, des cas de SSPT, de l’agressivité et de la violence, des sentiments d’impuissance et du fatalisme.

 

Faire votre part

  • Réduisez vos propres émissions de gaz à effet de serre.
     
  • Choisissez le vélo, la marche, les transports en commun ou le covoiturage, plutôt que de conduire seul, pour réduire vos émissions. Le vélo et la marche apportent également des bienfaits directs sur pour notre santé et notre bien-être en intégrant l’exercice physique dans votre quotidien.
     
  • Envisagez un modèle électrique lors de votre prochain achat de véhicule, ce qui améliorera la qualité de l’air que nous respirons.
     
  • Économisez de l’énergie à la maison en éteignant les lumières, en maintenant une température modérée et en rendant votre maison plus éco-énergétique. Cela peut réduire la quantité d’énergie produite, ce qui peut améliorer la qualité de l’air et maintenir les coûts énergétiques à un faible niveau.
     
  • Faites vos achats localement afin de réduire les émissions dues à l’expédition d’articles sur de longues distances et l’exposition à la pollution liée à la circulation.
     
  • La plupart d’entre nous devraient manger plus de fruits et de légumes. En réduisant votre consommation de viande, vous pouvez également diminuer les émissions liées à votre assiette tout en améliorant votre alimentation.
     
  • Achetez des vêtements, des articles de décoration, des articles de cuisine, des véhicules, etc. de seconde main autant que possible.
     
  • Compostez vos déchets alimentaires à la maison ou payez un service de ramassage.
     
  • Réduisez vos déchets en achetant moins d’articles avec moins d’emballage.
     
  • Militez pour un changement de politique à tous les niveaux de gouvernement.

 

Comment se préparer :

  • Préparez un plan d’urgence et une trousse d’urgence de 72 heures pour votre foyer en cas d’inondation, de tempête de verglas ou de panne de courant. Votre plan doit prévoir un lieu de rencontre si la famille est dispersée à l’école ou au travail, ainsi que des coordonnées à jour pour les urgences, y compris les numéros des services d’urgence locaux. Votre trousse d’urgence de 72 heures devrait contenir de l’eau, des lampes de poche/batteries, de l’argent comptant, des denrées non périssables, des fournitures de premiers soins et des produits d’hygiène, ainsi que des fournitures pour les animaux domestiques ou les bébés le cas échéant7.
     
  • En cas de chaleur extrême, recherchez l’ombre et buvez de l’eau avant d’avoir soif. Utilisez les prévisions de température, d’humidex et de la CAS pour planifier vos activités de plein air. Couvrez-vous et portez un écran solaire lorsque vous êtes exposé au soleil et fermez vos stores pour empêcher la chaleur de pénétrer dans votre maison.
     
  • Nettoyage après les inondations : Si votre maison a été inondée, n’y entrez pas avant que les autorités ne vous aient dit qu’il n’y a plus de danger. Retirez l’eau lentement et n’utilisez pas vos électroménagers avant qu’ils ne soient bien secs et inspectés par un technicien qualifié. Les appareils à combustible utilisés pour sécher le bâtiment ne doivent être utilisés que dans des endroits bien ventilés afin d’éviter tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone. Vous devrez vous débarrasser des matériaux isolants, des meubles en panneaux de particules, des médicaments, des aliments et des meubles rembourrés ou capitonnés tels que les matelas. Veillez à porter un équipement de protection lors du nettoyage après une inondation, notamment des gants, des masques, des bottes ou des cuissardes, etc.8

Attention aux tiques :

  • Portez des vêtements appropriés pour vous protéger contre les tiques, tels que des pantalons longs rentrés dans vos chaussettes ou vos bottes et une chemise à manches longues rentrées dans vos pantalons lors de vos randonnées.
     
  • Vérifiez la présence de tiques après des promenades dans des zones d’arbustes ligneux et d’herbes hautes, en bordure de zones boisées ou forestières. Vérifiez particulièrement les zones chaudes comme le cuir chevelu et derrière les oreilles, sous les bras, derrière les genoux, à l’intérieur du nombril, entre les jambes et autour de la région pelvienne.
     
  • Que faire si vous trouvez une tique? Retirez-la immédiatement de votre corps à l’aide d’une pince à épiler à fine pointe ou d’un outil spécialisé. Envoyez une photo de la tique à ETick.ca et conservez la tique dans un bocal ou un petit sac dans le congélateur en notant la date et l’endroit de la morsure de la tique. Soyez attentif aux premiers symptômes de la maladie de Lyme, comme une éruption cutanée et des symptômes de type grippal.
     
  • Pendant la saison des feux de forêt, la qualité de l’air au Nouveau-Brunswick peut être dangereuse pour nos poumons. La CAS contrôle la qualité de l’air en testant la présence d’ozone au niveau du sol, dedioxyde d’azote et de particules provenant de la pollution et des incendies. Vous pouvez trouver la cote actuelle de la qualité de l’air dans votre région sur le site web du gouvernement du Canada.

 

Cote air santé :






 

Sources citées :

1 : Environnement Canada et le Gouvernement du Nouveau-Brunswick.

2 : Environnement et Changement climatique Canada (2020) Rapport d’inventaire national 1990-2018 : Sources et puits de gaz à effet de serre au Canada.

3 : CBC News. (En anglais seulement.) 12 février 2020. Une femme reçoit le diagnostic de la maladie de Lyme après 13 ans de combat, alors que le nombre de cas augmente.

4 : Bureau du médecin-hygiéniste en chef. Mai 2017. Stratégie du Nouveau-Brunswick sur Ia maladie de Lyme 2017.

5 : Gouvernement du Nouveau-Brunswick. Communiqué - Virus du Nil occidental détecté dans la région de Saint John. 12 octobre 2018.

6 : Comeau, L., & Nunes, D. (2019). La santé climatique pour des Néo-Brunswickois en santé : Une proposition pour diminuer la pollution et protéger la santé de la population du Nouveau-Brunswick. Extrait du site du Conservation Council of New Brunswick

7 : Énergie NB - Êtes-vous prêt?

8 : Gouvernement du Canada - Après une inondation

 

 

 

 

Dernière mise à jour : 02/02/2021